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Qanats de Téhéran: mémoire souterraine et avenir de l’eau
Sous Téhéran, les qanats: patrimoine vivant et solution pour l’eau
Qanats de Téhéran: mémoire souterraine et avenir de l’eau
Découvrez les qanats de Téhéran: galeries d’eau persanes qui ont soutenu ville et agriculture. Patrimoine iranien UNESCO, enjeux et pistes pour les préserver.
2025-12-11T01:52:36+03:00
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Sous le vacarme du trafic et les couches d’asphalte de Téhéran pourrait serpenter un fil du passé. Ce n’est pas qu’une rêverie: l’Iran s’est longtemps appuyé sur un vaste réseau de qanats, des galeries d’eau souterraines qui, pendant des siècles, ont acheminé l’eau sans la moindre pompe. Le portail Turistas souligne avec regret que les traces visibles se raréfient, et que celles qui subsistent échappent souvent aux passants pressés.Qu’est-ce qu’un qanat et pourquoi cela compte?Un qanat est un tunnel creusé sous terre, en pente douce depuis la montagne vers les zones habitées, qui laisse l’eau s’écouler par simple gravité vers les foyers et les champs. Tout au long du tracé, des puits verticaux permettaient l’entretien et l’inspection. Cette technique de captage et de transport, mise au point en Perse il y a plus de trois mille ans, a façonné des paysages et des habitudes.Dans le climat aride de l’Iran, ces ouvrages ont soutenu des communautés entières: ils fournissaient l’eau potable et rendaient l’agriculture possible. Dans certains villages, des qanats fonctionnent encore aujourd’hui et accomplissent toujours leur mission, preuve têtue d’une ingénierie sobre et robuste.Quel rapport avec Téhéran?La capitale garde ses zones d’ombre. Il n’existe pas de données ouvertes et complètes sur un grand réseau de qanats sous la ville, mais des témoignages dispersés persistent. Au nord-est, du côté de Sohanak, des habitants évoquent encore plusieurs de ces galeries. Elles alimentaient autrefois l’eau de boisson et l’irrigation, laissant penser que des conduits souterrains similaires ont probablement desservi d’autres quartiers de Téhéran par le passé.Pourquoi s’en souvenir?La question dépasse la seule mémoire. Les qanats font partie du patrimoine culturel de l’Iran, reconnu par l’UNESCO. Dans les zones rurales, ils soutiennent encore la vie quotidienne et protègent la ressource malgré la chaleur et la faible pluviométrie.Dans une mégapole comme Téhéran, l’image se brouille: les canaux s’effacent, comblés par les chantiers, ignorés ou jugés accessoires. Au regard des défis hydriques actuels, laisser disparaître ce savoir-faire ressemble à une courte vue dont le coût pourrait dépasser de loin l’empreinte modeste de ces ouvrages.Que faire?Des pistes existent. D’abord, documenter ce qui subsiste: recueillir la parole des anciens habitants, fouiller les archives, consulter les cartes anciennes. Certaines galeries peuvent encore courir sous terre, intactes, simplement délaissées depuis des années.Raconter cette histoire au plus grand nombre compte tout autant: un patrimoine sans attention publique s’efface plus vite que les pierres ne s’effondrent.Les qanats rappellent que des solutions élégantes et frugales ont permis de tenir dans des milieux difficiles. Pour qui veut conserver un lien vivant avec les racines de Téhéran, la recherche pourrait bien commencer là où la ville cache ses souvenirs: dans ses strates souterraines.
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2025
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Sous Téhéran, les qanats: patrimoine vivant et solution pour l’eau
Découvrez les qanats de Téhéran: galeries d’eau persanes qui ont soutenu ville et agriculture. Patrimoine iranien UNESCO, enjeux et pistes pour les préserver.
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Sous le vacarme du trafic et les couches d’asphalte de Téhéran pourrait serpenter un fil du passé. Ce n’est pas qu’une rêverie: l’Iran s’est longtemps appuyé sur un vaste réseau de qanats, des galeries d’eau souterraines qui, pendant des siècles, ont acheminé l’eau sans la moindre pompe. Le portail Turistas souligne avec regret que les traces visibles se raréfient, et que celles qui subsistent échappent souvent aux passants pressés.
Qu’est-ce qu’un qanat et pourquoi cela compte?
Un qanat est un tunnel creusé sous terre, en pente douce depuis la montagne vers les zones habitées, qui laisse l’eau s’écouler par simple gravité vers les foyers et les champs. Tout au long du tracé, des puits verticaux permettaient l’entretien et l’inspection. Cette technique de captage et de transport, mise au point en Perse il y a plus de trois mille ans, a façonné des paysages et des habitudes.
Dans le climat aride de l’Iran, ces ouvrages ont soutenu des communautés entières: ils fournissaient l’eau potable et rendaient l’agriculture possible. Dans certains villages, des qanats fonctionnent encore aujourd’hui et accomplissent toujours leur mission, preuve têtue d’une ingénierie sobre et robuste.
Quel rapport avec Téhéran?
La capitale garde ses zones d’ombre. Il n’existe pas de données ouvertes et complètes sur un grand réseau de qanats sous la ville, mais des témoignages dispersés persistent. Au nord-est, du côté de Sohanak, des habitants évoquent encore plusieurs de ces galeries. Elles alimentaient autrefois l’eau de boisson et l’irrigation, laissant penser que des conduits souterrains similaires ont probablement desservi d’autres quartiers de Téhéran par le passé.
Pourquoi s’en souvenir?
La question dépasse la seule mémoire. Les qanats font partie du patrimoine culturel de l’Iran, reconnu par l’UNESCO. Dans les zones rurales, ils soutiennent encore la vie quotidienne et protègent la ressource malgré la chaleur et la faible pluviométrie.
Dans une mégapole comme Téhéran, l’image se brouille: les canaux s’effacent, comblés par les chantiers, ignorés ou jugés accessoires. Au regard des défis hydriques actuels, laisser disparaître ce savoir-faire ressemble à une courte vue dont le coût pourrait dépasser de loin l’empreinte modeste de ces ouvrages.
Que faire?
Des pistes existent. D’abord, documenter ce qui subsiste: recueillir la parole des anciens habitants, fouiller les archives, consulter les cartes anciennes. Certaines galeries peuvent encore courir sous terre, intactes, simplement délaissées depuis des années.
Raconter cette histoire au plus grand nombre compte tout autant: un patrimoine sans attention publique s’efface plus vite que les pierres ne s’effondrent.
Les qanats rappellent que des solutions élégantes et frugales ont permis de tenir dans des milieux difficiles. Pour qui veut conserver un lien vivant avec les racines de Téhéran, la recherche pourrait bien commencer là où la ville cache ses souvenirs: dans ses strates souterraines.