11:30 17-12-2025
Chauffages d’appoint: erreurs clés à éviter et gestes sûrs
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Chauffage d’appoint en sécurité: pas de rallonge, 1 m de dégagement, éviter tissus et poussière, choisir des modèles sûrs, repérer les signes de surchauffe.
Quand le froid s’installe plus vite que le chauffage central, les chauffages d’appoint deviennent le réflexe de saison. Avec le confort, ils traînent pourtant un risque discret. Les services d’incendie rappellent que la mauvaise utilisation des appareils de chauffage reste l’une des causes les plus fréquentes d’incendies domestiques. Un rappel qui peut sembler évident, mais qu’on oublie vite quand le froid pique.
Pour que l’appareil réchauffe sans inquiéter, quelques règles simples et incontournables font toute la différence.
L’erreur la plus courante : les rallonges électriques
Les chauffages d’appoint consomment beaucoup d’électricité. Les brancher sur une rallonge bon marché ou une multiprise fait chauffer le câblage.
Le résultat peut être :
- des contacts fondus,
- de la fumée qui s’échappe du boîtier,
- une rallonge qui peut s’enflammer en quelques minutes.
La bonne pratique consiste à brancher l’appareil directement sur une prise murale dédiée — sans la partager avec une bouilloire, un micro-ondes ou tout autre appareil énergivore. Un raccourci qui ne vaut clairement pas le risque.
Où il ne faut jamais poser un radiateur
Un flux de chaleur peut enflammer des objets proches sans contact direct. Mieux vaut ne pas tenter le diable.
C’est risqué de placer l’appareil :
- collé à des rideaux,
- près d’un lit ou de couvertures,
- à proximité de tapis et de meubles rembourrés,
- sous un bureau ou coincé dans un angle étroit.
Laissez au moins un mètre de dégagement tout autour.
Point crucial : ne jamais le laisser sans surveillance
Même les modèles récents dotés d’une protection contre la surchauffe ne sont pas infaillibles.
Les spécialistes insistent sur le fait qu’il ne faut pas laisser un radiateur en marche dans une pièce vide et qu’il vaut mieux éviter de s’endormir quand il fonctionne, surtout s’il est proche du lit. Un court-circuit peut suffire pour que les flammes se propagent en quelques minutes.
Ce que l’on néglige souvent : la poussière
La poussière accumulée agit comme un combustible. Elle se dépose dans le carter et sur les éléments chauffants; à l’allumage, elle se carbonise et fait grimper la température.
Utile de :
- démonter et nettoyer l’appareil avant la saison (si la conception le permet),
- dépoussiérer régulièrement les grilles et le boîtier.
Quels radiateurs sont plus sûrs
Aucun appareil n’est totalement sûr, mais certaines conceptions exposent moins aux risques.
Options plus sûres :
- radiateurs à bain d’huile,
- convecteurs avec protection contre la surchauffe,
- chauffages céramiques.
Plus à risque :
- anciens soufflants à résistance apparente,
- appareils bricolés ou reconditionnés,
- modèles de fabricants inconnus sans étiquetage.
Câbles et prises : le maillon faible
Le cordon d’un radiateur ne doit pas chauffer. S’il devient chaud au toucher pendant l’usage, la charge est excessive — il faut arrêter.
Même vigilance pour les prises :
- si le boîtier est tiède,
- qu’une odeur de plastique se dégage,
- ou que vous entendez des crépitements —
- ce sont autant de signaux de surchauffe et de départ de feu possible.
La chaleur doit rester sûre
Les chauffages d’appoint rendent service au quotidien, mais ils exigent de l’attention. Choisir un modèle fiable, le brancher comme il faut et rester attentif aux détails évite bien des incendies et rend l’hiver plus confortable. Un minimum de vigilance s’amortit vite.