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Tour Milad à Téhéran: icône moderne et vues à 360°

Découvrez la tour Milad de Téhéran: histoire, architecture, plateformes d’observation, restaurant tournant et rôle d’emblème urbain. Vues sur Téhéran.

À Téhéran, ville rapide et dense qui ralentit rarement, le regard glisse sur les bazars de rue, les voitures, les vendeurs et les façades burinées. Mais dès qu’on lève la tête, une silhouette s’impose et efface le reste: la tour Milad, élancée, vaste, inconfondable et résolument moderne.

L’histoire de la tour: du projet à la réalité

L’idée d’une telle structure remonte aux années 1970, puis reste longtemps à l’état de projet. Le chantier reprend en 1997 et, dix ans plus tard, en 2007, la tour est achevée. Haute de 435 mètres, elle devient la plus haute tour d’Iran, pensée d’abord comme installation de communications, rapidement adoptée comme emblème urbain.

Comment elle est construite

Faite de béton, de verre et de métal, la structure abrite trois gaines et six ascenseurs à grande vitesse qui hissent les visiteurs à plus de 300 mètres, jusqu’à la nacelle. À l’intérieur, douze étages se partagent les usages. La forme de cette nacelle fait écho à l’architecture persane traditionnelle, un choix assumé pour marier design contemporain et ancrage culturel.

À l’intérieur: plus qu’un mât, un carrefour de la vie urbaine

L’intérieur joue sur plusieurs registres: des plateformes d’observation avec vues sur la ville et les montagnes; un restaurant tournant où l’horizon défile pendant que l’on reste à table; des espaces d’exposition et d’événements; des cafés, des boutiques et des lieux pour souffler; ainsi que des installations dédiées aux conférences et aux réunions professionnelles.

La tour s’inscrit dans un complexe d’affaires plus vaste, qui rassemble tourisme, commerce, culture et sciences autour d’un repère qui dessine la ligne d’horizon.

Y a-t-il un envers caché ?

Malgré son échelle, les sources ouvertes ne mentionnent ni niveaux secrets ni capacités inhabituelles. Les informations disponibles se concentrent sur l’essentiel: communications, tourisme et événements. Un détail retient l’attention: il n’existe pas de site officiel, si bien que la plupart des précisions passent par des blogs, des rapports et des guides. Cette absence façonne son image, moins comme un mystère que comme un repère transmis de bouche à oreille.

Pourquoi Milad compte pour Téhéran

La tour reflète la ville elle-même. Sur fond d’embouteillages, d’air pollué et de contrastes sociaux visibles, elle affirme que Téhéran continue d’avancer. Visible depuis presque tous les quartiers, elle sert de point de repère et d’aimant: un lieu où l’on s’attarde, où l’on embrasse la vue et où l’on mesure l’ampleur de la capitale.