07:21 07-12-2025

Boîtes de dérivation: 5 erreurs à éviter sur chantier

Découvrez les 5 erreurs fréquentes dans une boîte de dérivation: réserve de conducteurs, torsades, connexions, presse-étoupes, isolation. Conseils sécurité.

Une boîte de dérivation a beau être petite, son importance en chantier est disproportionnée. La façon dont elle est assemblée révèle vite le niveau et l’état d’esprit de l’installateur. Malgré l’apparente simplicité, c’est là que les erreurs reviennent le plus souvent et qu’elles se transforment ensuite en soucis pour les clients comme pour ceux qui doivent reprendre l’installation. Voici cinq situations récurrentes à éviter.

Réserve de conducteurs insuffisante

Ne laisser aucune longueur de secours est une erreur classique. Le PUE exige une réserve suffisante pour refaire un raccord ou remplacer une dérivation.

En pratique, les boîtes d’encastrement de profondeur standard offrent si peu d’espace que faire passer le câble est déjà serré, sans parler de garder une réserve. La moindre modification ensuite — ajouter une prise ou déplacer un point — devient une opération pénible, parfois ingérable.

Le câblage est censé durer des décennies, et les rénovations peuvent se succéder. Sans réserve, toute intervention s’accompagne d’un risque inutile.

Torsader les conducteurs à l’excès

Certains torsadent à fond, serrant non seulement les âmes mais le câble lui‑même. Le piège, c’est qu’on supprime ainsi la possibilité d’une reconnexion fiable: un conducteur sollicité par une torsion excessive finit par se fatiguer et se rompre avec le temps, surtout avec les variations de température. La réserve doit provenir de conducteurs intacts — c’est à cette condition que la sécurité tient dans la durée.

Connexions démontables au‑dessus du plafond

Dans les structures en plaque de plâtre et les plafonds suspendus, les boîtes de dérivation deviennent inaccessibles après la finition. D’où l’interdiction d’utiliser à ces emplacements des connexions démontables, comme les bornes à ressort. Des contacts susceptibles de se desserrer doivent rester accessibles pour contrôle. Si l’accès est fermé, un raccord non démontable est le meilleur choix.

Retrait des presse‑étoupes

Pour gagner du temps, certaines équipes retirent les presse‑étoupes fournis d’origine avec les boîtes. Le geste semble anodin, mais il détourne le produit de sa conception. Le presse‑étoupe protège le câble des efforts mécaniques et de l’humidité. Sans lui, même un câble de qualité vieillit plus vite. Poussière, débris de chantier et, dans certaines conditions, humidité s’invitent à l’intérieur, augmentant le risque de court‑circuit.

Isolation bâclée

Les matériaux improvisés — ruban d’emballage, sparadrap et autres « solutions provisoires » — n’ont rien à faire en électricité. Une isolation correcte doit épouser le conducteur et offrir une protection fiable. C’est le rôle de la gaine thermo‑rétractable ou du ruban isolant dédié. Économiser sur ces consommables peut se retourner contre soi.

Des écueils, il y en a plus qu’on ne l’imagine, mais ces cinq‑là reviennent sans cesse. Les corriger est ingrat et coûteux; mieux vaut les éviter dès le départ. C’est le soin apporté à l’exécution qui garantit la durabilité et la sécurité d’un réseau électrique.